Culture et histoire Fact-check publié le 20/10/2025

✅ Photo du chef indien Gillette qui signe la cession de ses terres

Le post original

En 1948, une caméra captura un instant qui résumait des siècles d’injustice. Un homme en costume et cravate, debout face aux photographes, éclatait en sanglots en tenant un document entre ses mains. Il s’appelait George Gillette, chef des tribus Mandan, Arikara et Hidatsa du fleuve Missouri. Le papier qu’il tenait n’était pas un simple accord : c’était la cession forcée des terres ancestrales de son peuple au gouvernement des États-Unis. Plus de 600 kilomètres carrés de foyers, d’écoles, d’églises et de champs fertiles allaient être engloutis sous les eaux pour la construction du barrage de Garrison. Gillette savait qu’en signant, il scellait une tragédie. Mais s’il refusait, les tribus ne recevraient aucune compensation. Les larmes aux yeux, il prononça des mots qui résonnent encore aujourd’hui : « Aujourd’hui, nous signons sous la protestation. Nos mains sont liées, mais nos cœurs sont en deuil. » Ce barrage inonda des villages entiers, détruisit des communautés, et ensevelit sous l’eau des siècles d’histoire et de spiritualité autochtones. La photo de Gillette, pleurant devant les micros, devint un symbole de dignité et de résistance face à une perte inévitable. Aujourd’hui encore, son image rappelle que la modernité, lorsqu’elle oublie la mémoire, peut aussi devenir une forme de destruction. George Gillette ne pleurait pas seulement sa terre, mais tout un peuple qui, une fois de plus, voyait le progrès arriver sous la forme de l’eau… et de l’oubli. 💧 Le monde littéraire
Original post image

Le fact-check

✅ C'est vrai La photo a été prise le 20 mai 1948, comme l’indique le site de l’Associated Press : https://cvc.li/WDvgM George Gillette, président du Fort Berthold Indian Tribal Business Council, est effectivement contraint de signer la confiscation de 155000 acres, soit un plus de 626 km², de la réserve qu’il administre, et le déplacement forcé de 1700 résidents : https://cvc.li/RQJhI Il s’agit pour le gouvernement américain de construire un barrage. Cerise sur le gâteau, les tribus indiennes n’auront pas le droit d'utiliser le rivage du réservoir pour le pâturage traditionnel, la chasse, la pêche ou d'autres usages, y compris le développement de l'irrigation et les droits de redevance sur tous les minéraux souterrains situés dans la zone du réservoir. https://cvc.li/MfrfE https://cvc.li/dfFkn (archive.org)

Historique

2 étapes
18 oct. 2025 • 21:30

Post Reçu

20 oct. 2025 • 09:04

Publication

✅ C'est vrai La photo a été prise le 20 mai 1948, comme l’indique le site de l’Associated Press : https://cvc.li/WDvgM George Gillette, président du Fort Berthold Indian Tribal Business Council, est effectivement contraint de signer la confiscation de 155000 acres, soit un plus de 626 km², de la réserve qu’il administre, et le déplacement forcé de 1700 résidents : https://cvc.li/RQJhI Il s’agit pour le gouvernement américain de construire un barrage. Cerise sur le gâteau, les tribus indiennes n’auront pas le droit d'utiliser le rivage du réservoir pour le pâturage traditionnel, la chasse, la pêche ou d'autres usages, y compris le développement de l'irrigation et les droits de redevance sur tous les minéraux souterrains situés dans la zone du réservoir. https://cvc.li/MfrfE https://cvc.li/dfFkn (archive.org)

Vous avez une question, une remarque ou une suggestion ? Contactez-nous, nous vous répondrons au plus vite !

Nous contacter
Posez votre question à VeraVera