Culture et histoire Fact-check publié le 25/06/2025

❌ Methode originale pour fixer la date de naissance en Namibie

Le post original

Dans la tribu Himba de Namibie, en Afrique du Australe , la date de naissance d'un enfant est fixée, non pas au moment de son arrivée dans le monde, ni à sa conception, mais bien plus tôt : à partir du jour où l'enfant est pensé dans l'esprit. ⠀ Quand une femme décide d'avoir un enfant, elle s'installe et se repose sous un arbre, et écoute jusqu'à ce qu'elle entende la chanson du bébé qui veut naître. Et après avoir entendu cet enfant chanter, retournez vers l'homme qui sera le père de l'enfant pour lui apprendre cette chanson. Et puis, quand ils font l'amour pour concevoir physiquement le bébé, ils chantent la chanson du bébé, pour l'inviter. ⠀ Quand la mère est enceinte, elle apprend à ce bébé le chant aux sages-femmes et aux anciens du village. Alors, quand le bébé naît, les vieilles dames et les gens autour de lui chantent sa chanson pour l'accueillir. ⠀ Comme l'enfant grandit, les autres villageois apprennent sa chanson. Donc si le bébé tombe, ou se blesse, trouvez toujours quelqu'un pour le relever et lui chanter sa chanson. De même, si l'enfant fait quelque chose de merveilleux, ou passe avec succès par des rites de passage, les villageois chantent sa chanson pour l'honorer. ⠀ Dans la tribu, il y a une autre opportunité où les villageois chantent pour l'enfant. Si, à un moment quelconque de sa vie, la personne commet un crime ou un acte social aberrant, l'individu est appelé au centre du village et les gens de la communauté forment un cercle autour de lui. Puis ils chantent sa chanson. ⠀ La tribu reconnaît que corriger un comportement antisocial ne passe pas par une punition, mais par l'amour et se souvenir de qui vous êtes vraiment. Lorsque vous reconnaissez votre chanson, vous ne voulez pas ou n'avez pas à faire quelque chose qui puisse blesser l'autre. ⠀ Et quand, en vieillissant, ce garçon est allongé dans son lit, prêt à mourir, tous les villageois connaissent sa chanson, et chantent sa chanson une dernière fois.
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Le fact-check

❌ C’est faux L’histoire racontée ici est entièrement inventée. Ce post est une mauvaise traduction d’un contenu viral anglophone qui circule depuis des années, ex : https://cvc.li/jGRGC Il existe plusieurs illustrations avec la même fable, traduites dans de nombreuses langues ex. : https://cvc.li/nbdiH La photo utilisée ici montre bien une femme Himba (Namibie), identifiable à sa coiffure. Mais bien sûr le photographe n’est pas crédité : https://cvc.li/RWXlH Cette histoire circule depuis au moins 1992. Elle a d’abord été popularisée par un enseignant occidental bouddhiste, avant d’être reprise dans des ouvrages de développement personnel déconnectés des vrais contextes culturels. D'ailleurs, au début, aucune tribu ni lieu n’étaient précisés. Plusieurs articles de fact-checking ont confirmé qu’il s’agit d’un faux, après consultation d’historiens et de spécialistes des cultures africaines : https://cvc.li/onfIz Le véritable problème de ce type de publication, c’est qu’elle réduit des personnes racisées et autochtones à des figures anonymes et prétendument “inspirantes”, perpétuant ainsi des logiques de domination et d’effacement identitaire. Et tout ça pour des likes. https://cvc.li/DiMLH

Historique

2 étapes
23 juin 2025 • 20:05

Post Reçu

25 juin 2025 • 16:29

Publication

❌ C’est faux L’histoire racontée ici est entièrement inventée. Ce post est une mauvaise traduction d’un contenu viral anglophone qui circule depuis des années, ex : https://cvc.li/jGRGC Il existe plusieurs illustrations avec la même fable, traduites dans de nombreuses langues ex. : https://cvc.li/nbdiH La photo utilisée ici montre bien une femme Himba (Namibie), identifiable à sa coiffure. Mais bien sûr le photographe n’est pas crédité : https://cvc.li/RWXlH Cette histoire circule depuis au moins 1992. Elle a d’abord été popularisée par un enseignant occidental bouddhiste, avant d’être reprise dans des ouvrages de développement personnel déconnectés des vrais contextes culturels. D'ailleurs, au début, aucune tribu ni lieu n’étaient précisés. Plusieurs articles de fact-checking ont confirmé qu’il s’agit d’un faux, après consultation d’historiens et de spécialistes des cultures africaines : https://cvc.li/onfIz Le véritable problème de ce type de publication, c’est qu’elle réduit des personnes racisées et autochtones à des figures anonymes et prétendument “inspirantes”, perpétuant ainsi des logiques de domination et d’effacement identitaire. Et tout ça pour des likes. https://cvc.li/DiMLH

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