La viande rouge : une source de nutriments durable et mal comprise
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Faux. On peut aimer la viande rouge mais elle n’a absolument rien de durable. Les 323 millions de tonnes de viande produites chaque année dans le monde ont un impact majeur sur le réchauffement, la déforestation et la consommation d’eau. Un kg de viande bovine équivaut à une émission de 27 kg de gaz à effet de serre (GES, en équivalent CO2), tandis que produire la même quantité de viande d’agneau émet 39 kg . Bien loin devant le porc (12,1 kg), la dinde (10,9 kg) ou le poulet (6,9 kg). L’élevage est également un gros consommateur de céréales. Près de 40 % des céréales produites et récoltées dans le monde servent directement à nourrir le bétail. Actuellement, cela représente au niveau mondial 800 millions de tonnes, soit assez pour nourrir trois milliards et demi d’êtres humains ! La production de viande est aussi gourmande en terres. La FAO estime que 70 % de la surface agricole mondiale est utilisée soit pour le pâturage du bétail, soit pour la production de céréales destinées à les nourrir. Des protéines moins polluantes que la viande rouge on en retrouve donc dans la viande blanche et surtout dans les fruits et légumes Quant à la santé, vaste sujet! On y reviendra https://s.42l.fr/l9BYiKpQ https://s.42l.fr/U_Y2mPd6 Pour la santé, les études sont nombreuses (Europe, au Japon et aux Etats-Unis ) et confirment le lien de cause à effet entre augmentation du risque de cancer et consommation de viande rouge. Pire, une alimentation très fortement carnée peut altérer le génome. Une méta-analyse du cancer colorectal de dix études de cohortes a permis de calculer une relation dose-effet statistiquement significative. Des données sont également disponibles pour plus de 15 autres types de cancer. Des associations positives ont été observées dans des études de cohorte et des études cas-témoins dans la population générale entre la consommation de viande rouge et les cancers du pancréas et de la prostate (cancer avancé de la prostate principalement) ainsi qu’entre la consommation de viande transformée et le cancer de l’estomac. La majorité des experts du Groupe de Travail a conclu que les indications étaient suffisantes pour confirmer la cancérogénicité de la consommation de viandes transformées chez l’homme https://s.42l.fr/Wd8NLNQ1 https://s.42l.fr/xbBj6Esc
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