Économie et sociĂ©tĂ© Fact-check publiĂ© le 24/05/2025

La pyramide de Dale

Le post original

🎓 La pyramide didactique : un levier clĂ© pour une formation efficace ! Dans le monde de la formation et de l’enseignement, comprendre comment l’on apprend est fondamental. C’est lĂ  que la pyramide didactique, souvent attribuĂ©e Ă  Edgar Dale (et revisitĂ©e depuis), entre en jeu. Elle nous rappelle une chose essentielle : 👉 Plus l’apprenant est actif, plus il retient durablement. 📊 Voici ce que cette pyramide met en lumiĂšre : đŸ”č 10 % de ce qu’on lit đŸ”č 20 % de ce qu’on entend đŸ”č 30 % de ce qu’on voit đŸ”č 50 % de ce qu’on voit et entend đŸ”č 70 % de ce qu’on dit ou discute đŸ”č 90 % de ce qu’on fait soi-mĂȘme 💡 MoralitĂ© : sortir du “tout transmissif” et aller vers des approches actives, participatives et expĂ©rientielles. Ateliers pratiques, jeux de rĂŽle, simulations, co-construction : c’est lĂ  que la magie pĂ©dagogique opĂšre. En tant que formateurs, pĂ©dagogues ou responsables L&D, nous avons le pouvoir de transformer un contenu “vu” en une expĂ©rience “vĂ©cue”. 🔁 Et vous, comment intĂ©grez-vous la pyramide didactique dans vos formations ? Je serais curieuse de dĂ©couvrir vos pratiques ! 👇 #PĂ©dagogie #Formation #Apprentissage #Didactique #PyramideDeLApprentissage #LearningByDoing
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Le fact-check

Notre post est partie en 2 minutes chrono : un levier clĂ© pour une suppression efficace ! -------------------------- ❌ Ce n’est pas le cĂŽne de DALE ni l’étude de DALE. Edgard Dale propose effectivement « The cone of experience » (1946, page 47) comme un modĂšle thĂ©orique pour les mĂ©dias audiovisuels. Il s’agissait de mettre symboliquement en ordre les expĂ©riences, de la plus abstraite Ă  la plus concrĂšte. Dale met en garde ses lecteurs sur le fait que la classification qu’il propose ne doit pas ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un ordre de rang ou une hiĂ©rarchie. Pour rĂ©sumer, le cĂŽne de Dale ne parlait pas d'apprentissage et ne mentionnait pas de rapport de hiĂ©rarchie entre les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments. Ce modĂšle est confondu avec le Remembering CĂŽne (le fameux cĂŽne, devenu une pyramide, sur l’image) A partir du cĂŽne originel de 1946, diffĂ©rentes versions apparaissent avec des origines trĂšs douteuses. Nous passons d’une classification de l’information en fonction de son abstraction Ă  un classement pĂ©dagogique en fonction de la rĂ©tention en mĂ©moire. Puis, le cĂŽne Ă©volue avec le temps, on y voit apparaitre des pourcentages, d’une pyramide Ă  l’autre, les % varient d’ailleurs. Les donnĂ©es fournies sont, de plus, absurdes : - De quoi parle-t-on ? - Quel type de rĂ©tention ? - Quid des aspects motivationnels ? - Comment est Ă©valuĂ© le % de rappel ? - De quelles matiĂšres parle-t-on ? - Est-ce indĂ©pendant du niveau de l’apprenant, de son expertise ? âžĄïž Bref, aucune recherche empirique ni donnĂ©es scientifiques n'appuient ce cĂŽne. On le trouve gĂ©nĂ©ralement seulement dans les articles de vulgarisation ou dans des livres destinĂ©s au grand public. 📰 Molenda (2003) indique que la soi-disant preuve empirique du « cĂŽne de mĂ©moire » semble avoir Ă©tĂ© fabriquĂ©e par des formateurs de l'industrie pĂ©troliĂšre ⛜ dans les annĂ©es 1960. Sources: https://cvc.li/DUCbR https://en.wikipedia.org/wiki/Edgar_Dale https://cvc.li/UNgKr https://www.jstor.org/stable/44430318

Historique

2 étapes
24 mai 2025 ‱ 13:44

Post Reçu

24 mai 2025 ‱ 13:45

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Notre post est partie en 2 minutes chrono : un levier clĂ© pour une suppression efficace ! -------------------------- ❌ Ce n’est pas le cĂŽne de DALE ni l’étude de DALE. Edgard Dale propose effectivement « The cone of experience » (1946, page 47) comme un modĂšle thĂ©orique pour les mĂ©dias audiovisuels. Il s’agissait de mettre symboliquement en ordre les expĂ©riences, de la plus abstraite Ă  la plus concrĂšte. Dale met en garde ses lecteurs sur le fait que la classification qu’il propose ne doit pas ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un ordre de rang ou une hiĂ©rarchie. Pour rĂ©sumer, le cĂŽne de Dale ne parlait pas d'apprentissage et ne mentionnait pas de rapport de hiĂ©rarchie entre les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments. Ce modĂšle est confondu avec le Remembering CĂŽne (le fameux cĂŽne, devenu une pyramide, sur l’image) A partir du cĂŽne originel de 1946, diffĂ©rentes versions apparaissent avec des origines trĂšs douteuses. Nous passons d’une classification de l’information en fonction de son abstraction Ă  un classement pĂ©dagogique en fonction de la rĂ©tention en mĂ©moire. Puis, le cĂŽne Ă©volue avec le temps, on y voit apparaitre des pourcentages, d’une pyramide Ă  l’autre, les % varient d’ailleurs. Les donnĂ©es fournies sont, de plus, absurdes : - De quoi parle-t-on ? - Quel type de rĂ©tention ? - Quid des aspects motivationnels ? - Comment est Ă©valuĂ© le % de rappel ? - De quelles matiĂšres parle-t-on ? - Est-ce indĂ©pendant du niveau de l’apprenant, de son expertise ? âžĄïž Bref, aucune recherche empirique ni donnĂ©es scientifiques n'appuient ce cĂŽne. On le trouve gĂ©nĂ©ralement seulement dans les articles de vulgarisation ou dans des livres destinĂ©s au grand public. 📰 Molenda (2003) indique que la soi-disant preuve empirique du « cĂŽne de mĂ©moire » semble avoir Ă©tĂ© fabriquĂ©e par des formateurs de l'industrie pĂ©troliĂšre ⛜ dans les annĂ©es 1960. Sources: https://cvc.li/DUCbR https://en.wikipedia.org/wiki/Edgar_Dale https://cvc.li/UNgKr https://www.jstor.org/stable/44430318

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