Culture et histoire Fact-check publié le 30/07/2025

❌ La photo des jumelles tchèques… et le rôle du Dr Mengele

Le post original

« La photo des jumelles » — Prague, 1942 Elles étaient nées à quelques minutes d’intervalle, par un matin de neige en 1930 — Hana et Eliška Weiss, identiques jusqu’au bout des cils. Leur père, un tailleur discret aux doigts agiles, disait toujours que la seule façon de les distinguer, c’était à leurs fossettes. Le sourire de Hana penchait à gauche. Celui d’Eliška à droite. Cela, et le fait que Hana courait vers l’aventure, tandis qu’Eliška restait en arrière, prudente et curieuse. Sur la photo, elles ont sept ans. Vêtues de tabliers bleu marine cousus par leur père. Se tenant la main devant l’atelier de couture. Les chaussettes de Hana glissent sur ses chevilles, celles d’Eliška sont tirées bien haut. Toutes deux sourient, sans peur — des enfants avec des soucis de papier et l’imagination pleine de parades de cirque et de gâteaux aux cerises. En 1942, le monde autour d’elles avait changé. La boutique était fermée. Leur mère murmurait plus qu’elle ne chantait. Une étoile jaune était cousue à l’endroit même où battait leur cœur. Cet automne-là, la famille fut déportée à Theresienstadt. Là, la faim devint une routine. Puis vint Auschwitz. Sur la rampe, le docteur Josef Mengele remarqua les jumelles. Ses yeux brillèrent d’une curiosité cruelle. « Jumelles ? » demanda-t-il. Leur mère les serra plus fort. Quand les soldats arrachèrent les filles à ses bras, elle hurla jusqu’à ce que sa voix se brise. Eliška dira plus tard que ce cri était le dernier son qui hantait ses rêves — sa mère s’effondrant dans la poussière, les bras tendus vers des enfants qu’elle ne toucherait plus jamais. Dans le laboratoire, les jumelles furent séparées pour des expériences. On leur préleva du sang. On prit des mesures. Des aiguilles, des produits, des mots qu’elles ne comprenaient pas. Un jour, Hana ne revint pas. Eliška demanda. Elle supplia. Elle pleura. Silence. Les semaines passèrent. Puis les mois. La guerre prit fin. Les portes s’ouvrirent. Mais Hana ne sortit jamais. Des décennies plus tard, dans un appartement silencieux à Brno, Eliška s’asseyait parfois près de la fenêtre, cousant en silence. Dans sa vieille boîte à couture rouillée — celle qu’elle avait réussi à dissimuler au camp — reposait une unique photographie, aux coins usés par le temps. Deux fillettes. Se tenant la main. Debout dans la lumière. Elle la gardait près d’elle. Toujours. « Ils ont tout pris », murmurait-elle. « Mais pas ça. Pas son sourire. Pas sa fossette à gauche. » Et parfois, quand personne ne regardait, Eliška posait doucement ses doigts sur l’image… et lui souriait, de sa fossette à droite, comme si Hana la regardait encore.
Original post image

Le fact-check

❌ ❌ 99.9% fake Cette histoire est apparue sur les réseaux sociaux en provenance de comptes fournisseurs de fausses histoires (le monde littéraire notamment, qui n’a rien à voir avec le journal Le Monde). https://cvc.li/JIqSm Cette « mode » de fausses photos sur l’holocauste inquiète, car elle donne du grain à moudre aux négationnistes et est une offense aux familles des vraies victimes. https://www.japantimes.co.jp/news/2025/07/15/world/society/holocaust-ai-fakes-alarm/ Dans son délire eugéniste, Mengele était effectivement fasciné par les jumeaux. Vous trouverez suffisamment d’histoires réelles sur le sujet plutôt que de vous apitoyer sur une fiction. Vous remarquerez l’écart de qualité entre les photos et celle proposée sur ce post, complètement irréaliste pour l’époque. Hive nous donne d’aillers un taux de 99.9% de génération IA pour cette photo. https://cvc.li/zPjWr https://cvc.li/bQgZo Il y a bien eu des jumelles, Eva et Vera Weiss nées à Kosice, qui ont vécu la déportation. Leur histoire n'a rien a voir avec celle décrite ici. https://candlesholocaustmuseum.org/file_download/inline/18f07c61-66fc-4ddd-a33c-556df8d3aaaa

Historique

2 étapes
29 juil. 2025 • 07:09

Post Reçu

30 juil. 2025 • 07:27

Publication

❌ ❌ 99.9% fake Cette histoire est apparue sur les réseaux sociaux en provenance de comptes fournisseurs de fausses histoires (le monde littéraire notamment, qui n’a rien à voir avec le journal Le Monde). https://cvc.li/JIqSm Cette « mode » de fausses photos sur l’holocauste inquiète, car elle donne du grain à moudre aux négationnistes et est une offense aux familles des vraies victimes. https://www.japantimes.co.jp/news/2025/07/15/world/society/holocaust-ai-fakes-alarm/ Dans son délire eugéniste, Mengele était effectivement fasciné par les jumeaux. Vous trouverez suffisamment d’histoires réelles sur le sujet plutôt que de vous apitoyer sur une fiction. Vous remarquerez l’écart de qualité entre les photos et celle proposée sur ce post, complètement irréaliste pour l’époque. Hive nous donne d’aillers un taux de 99.9% de génération IA pour cette photo. https://cvc.li/zPjWr https://cvc.li/bQgZo Il y a bien eu des jumelles, Eva et Vera Weiss nées à Kosice, qui ont vécu la déportation. Leur histoire n'a rien a voir avec celle décrite ici. https://candlesholocaustmuseum.org/file_download/inline/18f07c61-66fc-4ddd-a33c-556df8d3aaaa

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