Économie et société Fact-check publié le

Il ne faut pas imposer les riches

🚨 Trompeur

Le post

Quelle folie ! 40 % des plus grosses fortunes françaises sont déjà parties. C'est un carnage et ce n'est que le début. La dette publique française atteignait 3 536 milliards d'euros à la fin du premier trimestre 2026, soit 117,5 % de tout ce que le pays produit en une année. C'est un chiffre de l'INSEE, pas une estimation militante. Nous empruntons désormais pour payer les intérêts de ce que nous avons déjà emprunté, tout va bien Madame la marquise. Face à une situation de cette gravité, le débat politique est tout simplement pathétique. Il y a 10 jours, on nous a quand même expliqué très tranquillement que les milliardaires étaient des nuisibles et qu'il fallait les interdire. C'est une réponse de meeting à un problème de solvabilité. Le plus absurde, c'est que ce mot n'atteint aucun de ceux qu'il vise. Ils sont partis, et depuis longtemps. Il atteint uniquement ceux qui sont restés. Je conseille des entrepreneurs matin, midi et soir, et la question qu'ils me posent a changé de nature. Pendant des années, on me demandait comment optimiser sa fiscalité. Aujourd'hui, on me demande quel pays choisir. Le Luxembourg, la Suisse ou Dubaï. On ne me demande plus comment rester, on me demande où aller. Ce ne sont pas des milliardaires. Ce sont des dirigeants de PME de 30 salariés, des fondateurs qui viennent de lever leur premier million, des gens qui ont mis leur maison en garantie pour passer une fin de mois. Ceux qui partent aujourd'hui ne sont pas ceux que le discours vise. Ce sont ceux qui l'écoutent. Les très grandes fortunes, elles, n'ont pas attendu qu'on les traite de nuisibles. Elles étaient déjà à l'étranger. Le mot ne les atteint pas, il ne fait que confirmer à ceux qui hésitent encore qu'ils n'ont plus aucune raison d'hésiter. On peut débattre de la fiscalité du patrimoine. On peut être pour un impôt plancher sur les très hauts patrimoines, être contre, ou hésiter. Ce débat est légitime et il doit avoir lieu. Mais aucun pays ne s'est jamais redressé en désignant une partie de sa population à la vindicte populaire. Un pays qui insulte ceux qui produisent finit par n'avoir plus que des gens à insulter. Et le jour où il ne restera plus personne à traiter de nuisible, il faudra bien trouver quelqu'un pour payer. Bon courage. --- Je m’appelle Arnaud Touati et je suis avocat. Si vous découvrez mon contenu avec ce post, abonnez-vous ici à ma newsletter. https://lnkd.in/eHN6uC74
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Le fact-check

⚠️ Orienté Manon Aubry (LFI) a effectivement taxé les milliardaires de « nuisibles » : https://bit.ly/4igEzcW Le chiffre de la dette est exact : https://bit.ly/4r3TUQw Mais le raisonnement qui suit est trompeur. Le « 40 % » de grandes fortunes parties vient d'un article de Challenges s'appuyant sur l'économiste Antoine Levy : https://bit.ly/4ihcUIL Sur le Top 25 des fortunes françaises, une dizaine sont domiciliées à l'étranger, souvent depuis des années : rien ne relie ce chiffre au débat « il y a 10 jours » cité dans le texte — fausse causalité temporelle. Quant au témoignage de l'auteur (clients demandant « où partir »), il reste une anecdote isolée, invérifiable, potentiellement intéressée. La structure est aussi infalsifiable : « le mot n'atteint pas les riches partis, seulement ceux qui restent » — vrai quoi qu'il arrive, donc rien ne le contredit jamais. Enfin, le texte glisse des milliardaires vers les PME de 30 salariés, sans donnée reliant ces deux populations. Quant à la politique fiscale de la France à l’égard des plus riches, elle n’est pas vraiment confiscatoire : https://bit.ly/3TgGKmw

Historique

6 étapes
4 sept. 2026 • 07:30

Post Reçu

4 sept. 2026 • 14:05

En traitement

4 sept. 2026 • 14:06

Fact-check terminé

7 sept. 2026 • 08:55

Fact-check relu

8 sept. 2026 • 13:16

Fact-check relu

8 sept. 2026 • 13:21

Publication

⚠️ Orienté Manon Aubry (LFI) a effectivement taxé les milliardaires de « nuisibles » : https://bit.ly/4igEzcW Le chiffre de la dette est exact : https://bit.ly/4r3TUQw Mais le raisonnement qui suit est trompeur. Le « 40 % » de grandes fortunes parties vient d'un article de Challenges s'appuyant sur l'économiste Antoine Levy : https://bit.ly/4ihcUIL Sur le Top 25 des fortunes françaises, une dizaine sont domiciliées à l'étranger, souvent depuis des années : rien ne relie ce chiffre au débat « il y a 10 jours » cité dans le texte — fausse causalité temporelle. Quant au témoignage de l'auteur (clients demandant « où partir »), il reste une anecdote isolée, invérifiable, potentiellement intéressée. La structure est aussi infalsifiable : « le mot n'atteint pas les riches partis, seulement ceux qui restent » — vrai quoi qu'il arrive, donc rien ne le contredit jamais. Enfin, le texte glisse des milliardaires vers les PME de 30 salariés, sans donnée reliant ces deux populations. Quant à la politique fiscale de la France à l’égard des plus riches, elle n’est pas vraiment confiscatoire : https://bit.ly/3TgGKmw

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