Nutrition et santé Fact-check publié le 18/06/2024

des cancers en hausse à cause du Covid ou du vaccin ?

Le post original

𝑫𝒆𝒔 𝒄𝒂𝒏𝒄𝒆𝒓𝒔 𝒓𝒂𝒓𝒆𝒔 𝒆𝒕 « 𝒊𝒏𝒉𝒂𝒃𝒊𝒕𝒖𝒆𝒍𝒔 » 𝒂𝒑𝒑𝒂𝒓𝒂𝒊𝒔𝒔𝒆𝒏𝒕 𝒂𝒑𝒓𝒆̀𝒔 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒏𝒅𝒆́𝒎𝒊𝒆 𝒅𝒆 𝑪𝒐𝒗𝒊𝒅 - 𝒆𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒎𝒆́𝒅𝒆𝒄𝒊𝒏𝒔 𝒄𝒓𝒂𝒊𝒈𝒏𝒆𝒏𝒕 𝒒𝒖'𝒖𝒏 𝒄𝒐𝒖𝒑𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒊𝒎𝒑𝒓𝒐𝒃𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒏𝒆 𝒔𝒐𝒊𝒕 𝒂̀ 𝒍'𝒐𝒓𝒊𝒈𝒊𝒏𝒆 𝒅𝒆 𝒄𝒆 𝒑𝒉𝒆́𝒏𝒐𝒎𝒆̀𝒏𝒆. D’un fait uniquement rapporté par les “complotistes” on passe désormais au DailyMail (le plus gros quotidien outre-Manche). “Partout aux États-Unis, les médecins font état d’une tendance alarmante en matière de santé à la suite de la pandémie de Covid. 𝐃𝐞𝐩𝐮𝐢𝐬 𝟐𝟎𝟐𝟏 environ, ils ont remarqué des cancers rares et inhabituels chez des patients qui ne devraient pas correspondre à cette norme – dont beaucoup sont jeunes et sans antécédents familiaux de maladie. Et ils sont confrontés à des formes obscures de la maladie qui touchent généralement les personnes âgées entre 70 et 80 ans, y compris des formes difficiles à prononcer comme le cholangiocarcinome, un cancer rare et mortel des voies biliaires. Il se passe d’autres choses étranges, comme des patients atteints de plusieurs cancers en même temps.” Les chiffres 2023 ne sont pas encore disponibles, mais ils s’annoncent pires qu'en 2022. https://lnkd.in/dj6nYutZ

Le fact-check

Ce post sous-entend que le vaccin anti-COVID serait en cause dans l’émergence de cancers rares et inhabituels aux États-Unis (c’est ce que l’auteure sous-entend dans un commentaire de ce fil). Visiblement, elle s’est arrêtée au titre putaclic de l’article du Daily Mail. Car si elle l’avait lu intégralement, elle aurait pu constater qu’il ne parle pas du vaccin… mais du virus COVID lui-même. https://cvc.li/tGRVX L’article du Daily Mail évoque le Dr Kashyap Patel, cancérologue en Caroline du Nord, qui a plusieurs patients touchés par des "formes obscures de cancers" et soupçonne le COVID d’être en cause. On y parle aussi d’une étude menée sur des souris cancéreuses chez qui l’injection du COVID a fait flamber leur cancer. Tout ça est un peu maigre pour sonner le tocsin... Est également évoqué une étude du Lancet Oncology rapportant une augmentation des cas de cancers aux États-Unis entre 2018, 2019 et 2020. La probabilité d'être diagnostiqué avec un cancer de stade 4 (avancé) serait supérieure de plus de 7 % en 2020 par rapport à l'année précédente. Mais les auteurs l’attribuent aux retards de diagnostics liés aux confinements. https://cvc.li/gpTlt Bref, inutile de s'attarder...

Historique

2 étapes
9 mars 2025 • 18:30

Post Reçu

18 juin 2024 • 21:43

Publication

Ce post sous-entend que le vaccin anti-COVID serait en cause dans l’émergence de cancers rares et inhabituels aux États-Unis (c’est ce que l’auteure sous-entend dans un commentaire de ce fil). Visiblement, elle s’est arrêtée au titre putaclic de l’article du Daily Mail. Car si elle l’avait lu intégralement, elle aurait pu constater qu’il ne parle pas du vaccin… mais du virus COVID lui-même. https://cvc.li/tGRVX L’article du Daily Mail évoque le Dr Kashyap Patel, cancérologue en Caroline du Nord, qui a plusieurs patients touchés par des "formes obscures de cancers" et soupçonne le COVID d’être en cause. On y parle aussi d’une étude menée sur des souris cancéreuses chez qui l’injection du COVID a fait flamber leur cancer. Tout ça est un peu maigre pour sonner le tocsin... Est également évoqué une étude du Lancet Oncology rapportant une augmentation des cas de cancers aux États-Unis entre 2018, 2019 et 2020. La probabilité d'être diagnostiqué avec un cancer de stade 4 (avancé) serait supérieure de plus de 7 % en 2020 par rapport à l'année précédente. Mais les auteurs l’attribuent aux retards de diagnostics liés aux confinements. https://cvc.li/gpTlt Bref, inutile de s'attarder...

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