⚠ Découverte des bacteries intestinales responsables de la sclérose en plaques

Le fact-check
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⚠️ A nuancer ! L'étude existe, elle est même plutôt bonne. Le problème, c'est le résumé qui en est fait. D'abord les chiffres. La comparaison porte sur les selles de 81 paires de jumeaux, mais ça, c'est de la corrélation. Le volet qui teste un lien de cause à effet ne repose que sur 2 paires de jumeaux. Les auteurs le posent noir sur blanc comme une limite. Ensuite, les souris. Ce sont des souris génétiquement modifiées, élevées sans aucune bactérie, qui développent une maladie proche de la SEP une fois colonisées. Le modèle est si sensible que dans l'une des 2 paires, la flore du jumeau sain a elle aussi rendu 2 souris malades sur 9. On ne compare pas une cause qui déclenche face à une cause absente. On ne leur a pas non plus injecté « ces deux bactéries ». On a transféré la flore entière, puis cherché ce qui proliférait chez les souris malades. Isoler E. tayi pour reproduire la maladie à elle seule, ça reste à faire. Quant à « preuve solide » et « prévenir la SEP » : absents de l'article. Les chercheurs rappellent qu'un transfert à l'humain reste à démontrer. Une vraie étude, honnête et prudente, repeinte en scoop causal. L'article (PNAS) : https://cvc.li/Etqzp Le communiqué des chercheurs : https://cvc.li/sYfkP
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