Inspirant Fact-check publié le 25/09/2025

Au Moyen Âge, les femmes maniaient poison et antidote pour garder leurs maris

Le post original

Selon d’anciennes légendes, il y avait autrefois une ville française où, au Moyen Âge, les femmes mariées pratiquaient un rituel curieux. Chaque matin, les épouses auraient glissé une petite dose de poison dans le petit-déjeuner qu’elles préparaient pour leurs maris. Le soir, lorsque les hommes rentraient chez eux, les femmes servaient l’antidote, garantissant qu’aucun mal ne leur était fait. Il y avait un but précis derrière cette étrange coutume. Si un mari s’attardait trop longtemps ailleurs et manquait sa dose du soir, les effets du poison commençaient à se manifester : nausées, maux de tête, dépression, vomissements, douleurs, essoufflement. Plus il restait loin, plus il devenait malade. Lorsque l’homme errant revenait enfin, sans se douter de la cause, sa femme le “soignait” sans le savoir avec l’antidote, et en quelques minutes sa force revenait. Le stratagème fonctionnait parfaitement, donnant l’impression que rester loin de la maison apportait maladie et désespoir, tandis que le foyer — et sa femme — rétablissaient sa santé. Qu’il s’agisse de faits ou de fables, cette histoire demeure un subtil rappel de la façon dont des esprits ingénieux maintenaient autrefois l’amour, la fidélité et l’ordre domestique... 😱😱😜😜
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Le fact-check

« Selon une légende »… probablement facebookienne, car il est impossible de retrouver cette histoire ailleurs que sur Facebook. Le post ici est d’ailleurs un copié-collé du groupe « Les Fans d'Audiard », bien connu pour ses contenus rigoureusement sourcés. https://cvc.li/BBNgi Il faut dire que le mythe de la femme empoisonneuse a la peau dure. https://cvc.li/ZxPgm Dans le livre « Les Vénéneuses - Figures d'empoisonneuses de l'Antiquité à nos jours », l’historienne médiéviste française Emmanuelle Santinelli-Foltz explique : « L’un des clichés les plus profondément ancrés dans les mentalités concerne la répartition des moyens et méthodes d’assassiner entre les sexes : à l’homme, l’usage au grand jour de la force brutale – ce qui témoignerait de sa virilité – ; à la femme, celui de la perfidie réalisée dans l’ombre, du fait de sa supposée faiblesse. » https://cvc.li/CRdvT Elle rappelle d’ailleurs que les historiens qui ont travaillé sur la question du poison, en particulier sur le Moyen Âge, ont beau avoir démontré que l’empoisonnement n’est pas une pratique majoritairement féminine, de nombreux auteurs continuent de véhiculer l’idée que le poison est l’« arme favorite des femmes plutôt que des hommes ».

Historique

2 étapes
25 sept. 2025 • 10:12

Post Reçu

25 sept. 2025 • 13:42

Publication

« Selon une légende »… probablement facebookienne, car il est impossible de retrouver cette histoire ailleurs que sur Facebook. Le post ici est d’ailleurs un copié-collé du groupe « Les Fans d'Audiard », bien connu pour ses contenus rigoureusement sourcés. https://cvc.li/BBNgi Il faut dire que le mythe de la femme empoisonneuse a la peau dure. https://cvc.li/ZxPgm Dans le livre « Les Vénéneuses - Figures d'empoisonneuses de l'Antiquité à nos jours », l’historienne médiéviste française Emmanuelle Santinelli-Foltz explique : « L’un des clichés les plus profondément ancrés dans les mentalités concerne la répartition des moyens et méthodes d’assassiner entre les sexes : à l’homme, l’usage au grand jour de la force brutale – ce qui témoignerait de sa virilité – ; à la femme, celui de la perfidie réalisée dans l’ombre, du fait de sa supposée faiblesse. » https://cvc.li/CRdvT Elle rappelle d’ailleurs que les historiens qui ont travaillé sur la question du poison, en particulier sur le Moyen Âge, ont beau avoir démontré que l’empoisonnement n’est pas une pratique majoritairement féminine, de nombreux auteurs continuent de véhiculer l’idée que le poison est l’« arme favorite des femmes plutôt que des hommes ».

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